Prendre l’avion…
Finir les vacances ? Les remettre à la prochaine fois.
Rentrer. Chez soi. Encore faut il avoir un “chez soi”.
À défaut : Chez ses parents. Au campus. Chez sa famille d’accueil. Dans sa collocation. En pension. Chez ses grands parents.
Rentrer nulle part. Retourner de la ou l’on viens. Reprendre le chemin de la case départ. Repartir du point zéro.
Retrouver son mari, sa femme, ses enfants. Les chanceux.
Retrouver les bras.
Ou bien personne. Son canapé. Son frigo vide. Ses couloirs sombres. Son lit froid. Sa pollution sonore et odorante de métropole active.
Les colocs sont partis faire la fête. Les amis travaillent. Les chanceux sont dans des bras aimés. Entrain de raconter une histoire au bébé. Donner a manger au chien, au poisson rouge. Le chat n’a même pas besoin de nous.
Rentrer pour voir qu’on est bien seul. Que personne n’attend avec impatience. Que les chances qu’on a eue on les as laissées passer. Que le lit est froid. Que le cœur est serré. Que le ventre a faim mais qu’un joint ça nourri aussi. Et un verre. Et un autre.
Pas un bruit. La solitude ne veux pas être dérangée. Seuls les craquements du vieux bois des meubles nous rappelle qu’hélas, ça n’es pas un cauchemars.
Seule. La banalité est pitoyable.
Internet. Facebook. Chat. Mails. iPhone. Télé. On en est pas moins seuls. Tout ça ne fais que masquer la vérité, ne la transforme pas. Toujours bien seule.
Pourquoi certains et pas les autres. Pourquoi ? Des milliers de réponses possibles. Pas une seule valable. Pas une seule acceptable, rassurante.
Le vide intersidéral.
Et après on se demande pourquoi certaines personnes ont une peur bleue de l’avion. Moi j’ai peur de mes pensées qui étrangement a 3000 mètres au dessus du niveau de la mer, en sachant ce qui m’attend en plus de la nuit et du froid, sont bien défaitistes.
Ami du soir bonsoir. Ami du jour bonjour.
Allez posons nous que je puisse aller le fumer ce joint au moins lui il est présent.